Syrie: L'armée brise le siège de la prison centrale d'Alep imposé par les rebelles

Publié par Dknews le 22-05-2014, 17h25 | 30

L'armée syrienne a réussi à briser le siège imposé depuis plus d'un an par les rebelles à la prison centrale d'Alep, dans le nord du pays, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«Après près de 13 mois de siège imposé par le Front Al-Nosra --branche syrienne d'Al-Qaïda-- et des brigades islamistes rebelles, les forces de l'armée régulière soutenues par des combattants pro-régime sont parvenues à briser le siège de la prison centrale d'Alep», a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, cité par la presse.

Il a précisé que des blindés étaient «entrés ce matin (jeudi) dans l'enceinte de la prison» et que «des tirs intenses étaient entendus à l'intérieur célébrant l'arrivée des forces régulières». Cette avancée de l'armée syrienne dans le secteur de la prison, située dans le nord d'Alep, a permis «de couper une voie de ravitaillement essentielle aux combattants rebelles --dans le nord-est de la ville--, entre les secteurs qu'ils contrôlent et la frontière turque».

«La seule voie de ravitaillement qui leur reste entre Alep et la frontière turque est celle connue sous le nom de route de Castello, dans le nord-ouest de la ville», a expliqué M. Abdel Rahmane. Les combats dans le secteur de la prison ont fait au moins 50 morts parmi les rebelles depuis mardi selon l'OSDH, qui fait état également de morts parmi les soldats de l'armée régulière et les combattants qui les soutiennent  , sans préciser leur nombre.

Les insurgés qui encerclaient depuis avril 2013 la prison, véritable forteresse construite au début des années 1960, depuis plusieurs mois, affirmaient vouloir libérer les quelque 3.500 détenus qui s'y trouvent dans de très mauvaises conditions, selon la même source.

La prison était défendue pendant le siège de l'intérieur par des soldats des forces gouvernementales. Début février, un groupe de rebelles avait lancé une importante offensive contre la prison et pris le contrôle de l'immense complexe, avant d'en être chassé partiellement par des raids aériens.

De nombreux détenus sont morts pendant le siège en raison du manque de nourriture, de médicaments ou d'hygiène. Plus de 162.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011, selon un nouveau bilan fourni lundi par l'OSDH.