Santé

Ménopause quels changements surviennent autour de 45 ans ?

Publié par DK NEWS le 01-08-2020, 19h08 | 2
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Toutes ces misères sont dues à un seul phénomène : l'excès d'oestrogènes. Plus on approche de la ménopause, plus les ovaires ont de mal à déclencher chaque mois une ovulation performante. Ce qui provoque un déficit de la production de progestérone, et donc un excès relatif d'oestrogènes. Ce sont ces hormones qui font gonfler les seins avant les règles et, quand il y a excès, favorisent la formation d'oedème avec rétention d'eau. Voyant que les ovaires répondent moins bien à ses commandes, l'hypothalamus, situé dans le cerveau, augmente les ordres qu'il envoie (via des messagers chimiques, la FSH et la LH) pour leur faire secréter des hormones. Mais, ses efforts restant de plus en plus sans effet, le centre hypothalamique se dérègle à son tour et se met à fonctionner de manière anarchique. Or, dans la même région de l'hypothalamus, se trouvent, côte à côte, le centre de commande de la fonction ovarienne et le centre de la thermorégulation destiné à contrôler la température du corps (en la maintenant autour de 37 °C quand tout va bien). Le dérèglement du premier entraîne, par voisinage, des turbulences du centre de thermorégulation, qui décide parfois, hors de propos... de déclencher les fameuses bouffées de chaleur.
DES SUEURS NOCTURNES AUX DOULEURS ARTICULAIRES
Ces bouffées de chaleur peuvent commencer à se manifester sous forme de sueurs nocturnes ou durant la semaine d'arrêt de sa contraception. Elles enflamment le plus souvent la face, le cou et le thorax, durent généralement de trente secondes à trois minutes, et s'achèvent par des sueurs froides. Leur intensité varie considérablement d'une femme à l'autre. De même, les plus chanceuses n'en souffriront que trois fois par semaine, tandis que d'autres auront leurs "vapeurs" dix fois dans la journée et seront obligées de changer les draps au milieu de la nuit. Des insomnies et douleurs articulaires peuvent aussi apparaître, maux de tête et migraines se trouver aggravés, tous ces troubles engendrant une grande fatigue, sans compter la mauvaise humeur, l'anxiété ou la déprime qui en découlent...
L'HUMEUR FAIT LES MONTAGNES RUSSES
Les hormones féminines exercent également une action sur le système nerveux. La progestérone ayant un effet calmant et anxiolytique, quand elle vient à manquer, notre résistance au stress a tendance à diminuer. Résultat : le temps que notre cerveau s'habitue à cette nouvelle donne, les contrariétés prennent parfois une importance exagérée. Même si cette période de la vie n'est pas toujours facile (qui échappe au syndrome du nid vide, quand les enfants partent ?), cela peut suffire à expliquer pourquoi l'on se sent tout à coup si vulnérable, hyper nerveuse et émotive. Le sommeil peut s'en ressentir, si l'on se prend à "ruminer" une fois la lumière éteinte, puis que des bouffées de chaleur nous réveillent. Et ce mauvais repos n'arrange rien. Quand les oestrogènes commencent à leur tour à quitter le navire, leur manque risque de réduire un peu le temps de sommeil et sa qualité (certaines femmes connaissent aussi des périodes d'insomnie lors des règles, lorsqu'ils chutent brutalement). Bref, si environ 2 femmes sur 10 traversent cette période quasiment sans s'en apercevoir, "pour certaines, c'est la traversée du Cap Horn", résume le Dr. Elia. Une petite consolation toutefois : le déséquilibre de la préménopause est généralement plus difficile à vivre que la ménopause franchement installée !
LA PRISE DE POIDS N'EST PAS INÉLUCTABLE
Statistiquement, on constate souvent un gain de 3 kg ou plus à cette période de la vie. Selon certaines recherches, l'hyper-estrogènie pourrait entraîner un dérèglement du centre du comportement alimentaire au niveau du cerveau, augmentant l'appétit et le goût pour les sucreries. Une hypothèse qui reste cependant à confirmer. "Ce qui est sûr, c'est que le métabolisme de base diminue, rappelle le Pr. Gompel et que la répartition de la graisse se modifie, les bourrelets ayant de plus en plus tendance à s'installer autour du ventre. Ce qui dénote aussi une augmentation de la résistance à l'insuline." Mais on peut réagir.
La quarantaine devrait marquer un cap en ce qui concerne notre hygiène de vie. Jusqu'alors ans, nos excès et négligences ont été compensés par le tonus naturel du corps. Mais les muscles commencent à fondre, de petites rides à s'installer au coin des yeux, un début de presbytie impose parfois l'achat de premières lunettes et, quand on "fait la fête", il faut des jours pour s'en remettre. Le message est clair : dorénavant, pour garder la forme et les formes, il va falloir se montrer plus vigilante. La solution idéale ? Non pas compter les calories, mais bouger davantage ! D'autant que le surpoids expose davantage aux bouffées de chaleur, alors qu'à l'inverse, l'exercice physique semble limiter leur fréquence et leur intensité.
 

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