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Tribunal de Sidi Mhamed Ouverture du procès d’anciens responsables et hommes d’affaires accusés de corruption

Publié par Dknews le 04-12-2019, 18h52 | 18
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Le tribunal de Sidi M'hamed (Alger) a entamé, mercredi, le procès d'anciens responsables et d'hommes d'affaires accusés dans des affaires de corruption.

Il s’agit notamment de deux anciens premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, avec d'anciens ministres et hommes d'affaires, tous poursuivis pour des chefs d’inculpation pour «dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d'indus avantages à autrui», particulièrement dans le volet ‘’montage de véhicules’’.

A l’ouverture de l’audience le magistrat en charge de cette affaire a fait savoir que ‘’trois dossiers ont été fusionné en un seul’’.

De leur côté, les avocats de la défense ont fait valoir que «l'élément matériel pour le déroulement du procès n'est pas établi».

 En premier lieu, le juge a procédé, durant la séance de la matinée à l'interrogatoire de l'ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour éclaircir certaines décisions relatives au choix d’opérateurs dans des projets de montage automobile.

Monsieur Ouyahia a pour sa part demandé le bénéfice des dispositions de l’article 177 de la Constitution qui prévoit «l'institution d'une haute Cour de l'Etat pour connaître des actes pouvant êtres qualifiés de haute trahison du président de la République, des crimes et délits du Premier ministre, commis dans l'exercice de leur fonction».

Cette juridiction n’étant pas encore créée, le Procureur de la République a rejeté sa demande.

 Le juge a ensuite procédé à l'interrogatoire de l'ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal qui a fait prévaloir sa défense laquelle s'est retirée de l'audience, arguant «l'absence des conditions nécessaires au procès».

 Il a été interrogé essentiellement sur l'octroi d'indus avantages à des opérateurs dans le domaine de montage automobile, notamment à l'homme d'affaire Ahmed Mazouz, et sur le financement de la campagne électorale de l'ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

 Dans ses réponses Abdelmalek Sellal a nié «en bloc» les charges qui lui sont reprochées, soutenant que son rôle en tant que Premier ministre se limitait à coordonner les représentants du Gouvernement sur lesquels, par ailleurs il «n'avait aucune autorité», et c'est le cas, a-t-il dit «pour la gestion du ministère de l'Industrie à l'époque du ministre en fuite, Abdeslam Bouchouareb».

Il a ajouté, à ce propos, avoir demandé à Bouchouareb de revoir le cahier de charges, qu'il a élaboré sans le consulter.

 Quant à l'octroi d'indus avantages pour le projet d'investissement de l'homme d'affaires Mazouz Ahmed et l'implication de son fils, Sellal a indiqué n'avoir pas étudié ce dossier, affirmant «avoir acquis tous les biens immobiliers lui appartenant avec ses propres fonds».

 Pour ce qui est du financement de la campagne électorale et de l'ouverture de deux comptes bancaires en son nom, Sellal a expliqué que «c'est le candidat qui désigne le chargé de l'aspect financier de la campagne», niant «avoir eu connaissance d'un quelconque transfert de fonds relatif à la campagne, dont il ignorait l'origine».

 Après une suspension de séance, les audiences ont repris avec l'interrogatoire de l'ancien ministre de l'Industrie, Youcef Yousfi et de l'ancienne Secrétaire générale du ministère de l'Industrie, Rabiaa Kherfi, auditionnée en tant que témoin.

 Le juge devait également auditionner le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaalane et l'homme d'affaires Hassen Arbaoui.

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